Humeurs

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QUELQUES PETITES
CHANSONS QUE
J'AIME












LA VIE S'ÉCOULE, LA VIE S'ENFUIT

La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies
Le travail tue, le travail paie
Le temps s'achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu
Les yeux faits pour l'amour d'aimer

Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence
Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête
Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats

Paroles de Raoul Vaneigem,
musique de Francis Lemonnier

CHANT DU DRAPEAU NOIR


Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi cette teinte sinistre?

L'anarchie est faite d'espoir
Et la mort n'est pas son ministre.
Nous portons le deuil des méchants
Des ambitieux et des cupides,
Des capitalistes avides
Qui font couler du sang
pour leurs penchants.
Nous annonçons l'approche
du Grand Soir
Où les tyrans iront au pourrissoir.
Le capital engendre tous les crimes
Et nous portons le deuil de
ses victimes.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi la couleur fatidique?


Nous portons le deuil du pouvoir,
De l'État, de la Politique.
Nous voulons notre liberté
Et proclamons : Quoi qu'on dise,
Chacun pourra vivre à sa guise
Quand sera mise à mort l'autorité.
Nous annonçons la fin des potentats
Filous, voleurs, menteurs et apostats.
La liberté rend égaux tous les êtres
Et nous portons le deuil
de tous les maîtres.

Pourquoi ce drapeau teint en noir,
Couleur d'une grande tristesse?

Les hommes, enfin, vont avoir
Leur commune part de richesse.
Nous portons le deuil des voleurs
Qui tous les jours font des bombances
Pendant que, dès leur prime enfance,
Péniblement triment les travailleurs.
Nous annonçons humaine société
Où tous auront bien-être et liberté.
Du patronat les formes sont maudites
Et nous portons le deuil des parasites.
Pourquoi ce drapeau teint en noir
Ainsi que le corbeau vorace?

Les humains viennent d'entrevoir
Qu'ils sont tous d'une même race.
Nous portons le deuil des soudards
Vivant de rapine et de guerre.
Les peuples veulent être frères
Et des nations brûlent les étendards.
Nous annonçons l'ère de vérité,
Ère d'amour et de fraternité!
Des généraux l'existence est flétrie
Et nous portons le deuil de leur patrie.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Est-ce une religion suprême ?
L'homme libre ne doit avoir pour
penser nul besoin d'emblème!

L'anarchiste n'accorde pas
A ce drapeau valeur d'idole,
Tout au plus n'est-ce qu'un symbole,
Mais en lui-même il porte son trépas
Car annonçant la fin des oripeaux
Il périra comme tous les drapeaux.
En Anarchie où régnera la Science,
Pour tout drapeau, l'homme
aura sa conscience !

Chanson de Louis Loréal (1922)

 

 











LE PERE LA PURGE


Je suis le vieux Père Lapurge
Pharmacien de l'Humanité
Contre sa bile je m'insurge
Avec ma fille Égalité
J'ai ce qu'il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de l'Univers

Son mal vient des capitalistes
Plus ou moins gras à la ronger
En avant, les gars anarchistes
Fils de Marat, faut la purger !
J'ai du pétrole et de l'essence
Pour badigeonner les châteaux
Des torches pour la circonstance
A mettre en guise de flambeaux

J'ai du picrate de potasse
Du soufre, du chlore en tonneaux
Pour assainir partout où passent
Les empoisonneurs de cerveaux
J'ai des pavés et de la poudre
De la dynamite à foison
Qui rivalisent avec la foudre
Pour débarbouiller l'horizon

Le gaz est aussi de la fête
si l'on résiste à mes joyaux
au beau milieu de la tempête
je fais éclater ses boyaux

J'ai poudre verte et mélinite
De fameux produits, mes enfants
Pour nous débarrasser plus vite
De ces mangeurs de pauvres gens
J'ai pour les gavés de la table
La bombe glacée à servir
Du haut d'un ballon dirigeable
Par les toits pour les rafraîchir

Voleuse et traîtres, bourgeoisie
Prêtres et bandits couronnés
Il faut que d'Europe et l'Asie
Vous soyez tous assaisonnés
J'ai ce qu'il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de l'Univers

 

Paroles et musique de Constant MARIE.















On ne rigole plus. Le premier décembre est passé. Le VIH est resté.
Prenez soin de vous, des autres que vous les aimiez ou non.
Protégez vous. Manifestez. Tous avec Act up-Paris!!
Les bonnes volontés sont rarement récompensées. C'est pas une raison. Soyez militants. http://www.actupparis.org/
Le VIH est un tueur. Ne soyez pas son complice.










Que se passe-t-il?
James Ellroy a-t-il été enlevé par le FBI? A quand la suite bon sang?! Qu'est ce qu'ils deviennent Pete, Junior, et Barb? C'est long!!












Quelques mots pour vous parler des Diggers. Mouvement de la contre culture américaine des années 60 et 70 dont l'esprit perdure...voir le site

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Lundi 22 janvier 2007
Le 1er février 2007, dans toute la France :

Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00.

Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies.
Cet évènement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.
par Pete publié dans : viva-la-causa
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Mercredi 17 janvier 2007

Ouais les potos chuis rentre  en campagne moi itou, j'ai arraché ma première affiche du front national, hé,hé!! Alors pour les ceusses qui savent pas encore les idées que j'défends voici un bref apperçu de mon idéal...


L’ANARCHIE N’EST PAS LE CHAOS MAIS ELLE PASSE PAR LE CHAOS, AU MOINS CELUI DE LA PENSEE !

APPRENDRE À PENSER LIBREMENT. OUBLIER LE PROFIT.

RECLAMER LA LIBERTE ABSOLUE EN N’OUBLIANT JAMAIS QU’ELLE S’ARRETE OU COMMENCE CELLE DE L’AUTRE.

CRIER HAUT ET FORT QUE LA TERRE NE NOUS APPARTIENT PAS MAIS QUE NOUS APPARTENONS A LA TERRE.

NIER LES IDEES DE GOUVERNEMENT, D’AUTORITE OU DE TUTELLE POUR LEUR SUBSTITUER L’ENTENTE TACITE ET CONSTAMENT PERFECTIBLE, PAR TOUS ET POUR TOUS.

OBTENIR LA JUSTICE, L’EQUITE, L’EGALITE.

COMBATTRE L’IDEE DE PROPRIETE POUR COMPRENDRE ENFIN QUE LE PATRIMOINE COMMUN EST À LA DISPOSITION DE TOUS, QUE PERSONNE NE DOIT EN ETRE ECARTE ET REFUSER QU’UN SEUL PUISSE MONOPOLISER LES RICHESSES AU DETRIMENT D’AUTRUI.

L’ANARCHIE EST UN IDEAL DANS LEQUEL L’HOMME N’A NI DIEU NI MAITRE !

VIVA LA CAUSA !


 

par Pete publié dans : viva-la-causa
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Dimanche 24 décembre 2006

Ouais !!!! Cool !!! Demain c’est Noël !!!

Le jour où les hommes de bonne volonté se donnent la main… Le jour où on met l’petit Jésus dans la crèche…On va célébrer l’anniversaire de l’avènement d’une ère nouvelle de paix et de bonheur !! C’est y pas une bonne nouvelle ça ?! Alléluhia !

C’est mon quarante-sixième Noël (hé, hé ! Devinez l’age du capitaine.). J’ai toujours rien vu de s’qu’on nous a appris au catéchimse.

Par exemple et complètement au hasard évidement ! Les américains, culs bénis jusque dans la constitution, sont toujours en Irak à s'donner la main pour foutre encore un peu plus le bordel dans l’pays. Comme il y a quarante ans au Viêt-Nam. C’est une spécialité US le foutoir par la guerre. Chili, souvenez vous de Salvatore Allende. L’a pas pu voir noël en 73 pour cause de suicide made in CIA. L’avait pourtant un beau prénom, Sauveur en français !! Allez un p’tit tour du monde des cadeaux amerloques : Guatemala, Nicaragua, Honduras, Corée, Viêt-Nam, Pakistan, Irak, Cuba, bah, j’en passe et des meilleures ! Tiens à vous de jouer, trouvez m’en d’autres !   

Ça chie partout un peu plus chaque année. Alors on nous fout la pression à Nawel pour dire qu’on est des bons, des gentils du coté du bien. Résultat, on consomme. Toujours plus. Pour les mômes c’est un super exemple de charité, tu rigoles ou quoi ? Le sapin qu’t’achète pour qu’on file un euros au Secours Populaire, pis après t’as l’sac pour foutre le sapin dedans, et encore un euros pour les P’tits frères des Pauvres ! Etc. Bonne conscience quand tu nous tiens ! Pendant ce temps les « gentilles troupes du bien, de la rédemption et du retour à la démocratie » remplissent aussi des sacs plastiques… avec s'qui reste des bonshommes qu’on leurs a bousillés. Salauds d’sauvages qui tuent les bons p’tits gars qu’avaient rien demandé et qui v’naient restaurer la paix. Avec un grand prout, comme dans pet. Elle pue grave leur paix. Elle sent la mort et la souffrance.

Mais y pas à aller si loin pour pleurer. Dans nos villes et nos campagnes y a des gens qu’agonisent et meurent de faim ou d'froid ou des deux. Y a pas d’étable pour les sans abris, pas d'myrrhe ni d’encens pour nos crèvent la dalle. La paille on la voit plus que dans l’œil du voisin, et on s’démerde pour pas être trop gênés par la poutre qui nous traverse la gueule. Oui mon gars, c’est comme ça ! Nos politiques font les ânes et les bœufs et on a même « Marie » maintenant qui nous promet que ça va changer. Qu’on va restaurer la dignité des français dans la concertation. Nous on l’a notre crèche de Noël et on la garde bien au chaud, qu’elle serve toute l’année. Hè, si Jésus « not’Sauveur » avait été jugé en même temps qu’un certain président d’la crèche, heu pardon d’la république, j’vous laisse deviner qui aurait jouer le rôle de Barabas… (Ola ! Attention hein, j’diffame pas j’imagine, c’est une fiction et au même titre que pour un roman les personnages et les faits etc.).

Bah, chuis pas mieux qu’les autres hein. Mais quand même, on l’a bien dans l’cul la charité chrétienne. Dieu pour tous, chacun pour sa gueule et d’la vaseline à qui peut s’la payer.  

Bon, j’arrête là. J’ai mal au fion et faut qu’j’aille gerber…Quand on m'dit joyeux Noël j'ai envie d'gueuler "toi même! ".

Heeuuu?!?! Comment dire?! Joyeux Noël à tous… Et Viva La Causa, ben ouais quoi, faut bien rêver !

par Pete publié dans : viva-la-causa
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Jeudi 30 novembre 2006

Part 1 : J’vous l’envoie pas dire !!

 

Quatre mois sont Passés. Premiers mots de ce blog il y a un an maintenant. Comme une nouvelle naissance. Un homme nouveau. Pas tout beau. Mais plein d’espoir. L’arrivée au Pays Basque, Des rencontres. L’amour qui prit le visage de la Fille à La Queue de Cheval. Puis les potes du carnet bayonnais. Et vite, très vite l’assimilation. Un emploi, une maison. Du bonheur enfin. Une vie normale. Sans violence. Et aussi une vraie découverte, Bayonne ! Capitale de la région. Je sais !!!!!!!!! J’vais pas m’faire que des amis, surtout à Biarritz, ça les emmerde, pensent que c’est leur ville la vraie capitale…OK ?! Bast ! Rien à foutre. J’ai trouvé ma place. Me la suis faite sans efforts apparents. Avec beaucoup d’application. En moins d’un an. Vite fait bien fait. Comme d’hab….  C’était beau, trop beau. J’ai longtemps cherché la tuile qui allait me tomber dessus. Et rien. Alors peu à peu j’ai baissé ma garde et commencé à m’éclater. Tellement si fort que j’ai fini en vrac dans cet océan que j’aime tant. La gueule explosée sur le sable d’une plage. Le cou tordu par la main implacable d’une belle vague revancharde. Mais tout ça vous connaissez maintenant. Sinon lecteur chéri t’as qu’à feuilleter les posts précédents. Tu comprendras mieux.

Rescapé. Miraculé. Incroyable. J’ai eu droit à tout. Quand j’ai dit à mon fils « pas de problèmes, chuis immortel », m’a répondu « t’aurais mieux fais d’être incassable Hé hé ! ».

C’est son moral qu’est incassable au fiston. Vingt piges et déjà un Homme, un vrai. Responsable, droit, fiable. Toujours bonne mine malgré la trouille qui le tarabustait. Il en a chié le gars avec son vieux qui gueulait au suicide si y restait paralysé. Pas facile à encaisser ce genre de conneries. D’vait partir à Marciac en suivant. Bénévole à la régie histoire de voir le festival de jazz quasi gratos. L’était avec moi que pour quelques jours. Ben ni une ni deux, appel aux organisateurs, explication de son problèmo, enfin du mien et report d’une semaine de son arrivée. J’le voyais sans cesse avec la banane mais je sais qu’il a flippé grave et qu’il a maîtrisé la situation comme un dabe. En plus s’est occupé d’ma kasbah et d’mes greffiers ! J’veux pas contredire Hemingway mais T’es un Homme Mon Fils.  Merci pour ça. Et le reste…

Voilà, quatre mois sont passés. Retour à la case départ ? Pas vraiment. Métamorphose ? Sûrement. Comme la mante religieuse qui sort de son cocon. Tu verras plus loin que la comparaison n’est pas anodine…

Trois mois de rééducation. Cambo les Bains Tu connais ? Moi oui. Arrivé là bas avec un beau bouquet de paresthésies. C’est pas des fleurs. Ou alors les Fleurs du Mal…

Signaux anarchiques de la moelle épinière. J’te décris : mains engourdies et insensibles pleines de fourmillement. Sensation de brûlure au second degré sur les bras et les épaules. Contraction permanente de l’abdomen, comme un corset en fer trop serré sous ma putain de peau. Sans compter l’atrophie des membres supérieurs, j’en passe mais des moindres. Quoique debout j’étais bien diminué. Fumer une clope relevait de l’exploit. Quand j’arrivais à la tenir jusqu’au bout j’me rendais compte qu’elle était finie quand ça sentait la peau brûlée. Cloques au bout des doigts, m’en fout j’sens rien. Ai fini par acheter un fume cigarette, comme le professeur Choron.

Centre de rééducation fonctionnelle et neurologique. Ben j’étais pas à plaindre. Autour de moi c’était fauteuil roulants et jambes coupées. Para et tétraplégiques en majorité. Accidentés de la vie, du travail, de la connerie, qui ne remarcheraient plus pour la plupart. La première semaine ils ont cru que j’étais un visiteur. Quelqu’un qui accompagne un patient… J’avais honte d’être quasi fonctionnel, presque pas atteint en apparence.

Kiné, ergothérapie, musculation. Journées bien occupées. Soirées mornes et tristes sauf quand ma douce était là. La visite qui te sauve le moral. Elle venait presque chaque jour pendant les premières semaines. Après son boulot. Elle se tapait des journées infernales qui commençaient à cinq plombes du mat et s’finissaient à point d’heure. Elle en bavait autant que moi à sa façon. L’avait servi de guide et de chauffeur tout l’été pour mes fils et des copains descendus me voir. Et maintenant, en plein mois d’août, boulot, Cambo, dodo. Elle a supporté  mes sales humeurs avec un sourire qui dissimulait sa fatigue, ses larmes. J’étais souvent odieux. Jamais content de mon sort. J’me r’mettais pas assez vite. J’voulais pas qu’ça dure des mois. J’me sentais pas à ma place dans ce palace pour handicapés. J’comprenais pas ce que je foutais là. Et c’est elle qui morflait ! Mais pas un mot plus haut que l’autre.  M’a apporté ce qui me manquait, c'est-à-dire tout. Quand tu t’vautre en calbar de bain tu fais pas l’mariole. T’as rien à t’mettre. Et toute sa douceur, sa tendresse, son amour. Des sourires, des baisers. Des encouragements. Mais par-dessus tout, elle m’a transmis sa patience. En perfusion, goutte après goutte. J’peux pas dire que c’est venu de suite. En tout cas j’aurais pas assez de toute la vie qui me reste pour la remercier.

Merci de ton abnégation, de ton obstination à m’aider. Merci de tout cet amour dispensé quotidiennement. Merci de ton soutien sans réserve. Merci de batailler chaque jour afin que je m’accepte tel que je suis. De me protéger de moi-même. Merci d’y croire encore. De tes regards, de tes rires. Merci d’être là simplement. A mes cotés. Vaillante et protectrice. Avec force et persévérance pour deux alors même que tu es vidée de toute énergie. Merci de m’avoir laissé te vampiriser pour me reconstruire. De t’avoir presque tuée de mon amour à l’instar de la fameuse mante religieuse dont on parlait plus haut. Tu te rappelles pas ? Ben relis. Je ne peux, et c’est la moindre des choses, que te dédier ce qui me reste à vivre, à découvrir, à savourer, à écrire. Viva La Causa et La Fille à La Queue de Cheval ! Je t’aime.

C’était pas un panégyrique, attention ! Mais quand t’es dans la mouscaille tu comptes tes alliés et tes petits camarades. Et en parlant de comptes, y en a certains à régler, comme qui dirait des mises au point qui s’perdent !

C’est tout de même étonnant que les compères sur lesquels j’aie pu m’appuyer soient ceux rencontrés le plus récemment. Ecoute ça toi, lecteur assidu, et prends en de la graine. De Paris, hormis mes potes Djoules (troyen) et Belka (algérien), ma copine Drine (de Montluçon), ma frangine, son mec (roloto !) et mes gosses, j’ai pas vu la queue d’un de ces amis à la vie à la mort qui squattaient chez moi, buvaient mes alcools, bouffaient dans ma gamelle et tapaient dans mes herbes de provence. Rebelote pour les coups de fil qui font du bien, toujours les mêmes plus el Filou le tourangeau, et Jojo du Mans mais des parisiens, des vrais,  le grand vide. J’vais finir par croire que cette putain de ville c’est Le Grand Nulle Part (merci Mr Ellroy.). Y a pas d’trains, d’téléphones, ses habitants sont tous manchots, y peuvent plus écrire. Y vivent dans des cavernes et sont  amnésiques.  Mais de qui on s’fout là ?! Alors à vous tous les parisiens manchots de l’amitié, amputés de la mémoire, les crevures opportunistes, les enflures,  je vous pisse à la raie ! Je vous conchie ! Et pardon aux manchots et amputés de tous poils, je ne voulait pas leurs faire insulte, y a pas d’offense. Enfin j’me comprends…

Par contre, gros coup de chapeau à mon fils, mon podna djoules qu’à passé ses vacances à v’nir me voir à Cambo les poches pleines de surprises et la tête haute dans la fumée des canons. Ça a donné un peu de répit à ma douce, c’était pas du luxe Valentine. Pardon pour ça mais j’peux pas m’empecher…

Une Holà pour le plébéien bleu, Mamour et Carine ttiki. Une petite gigue pour  Monsieur Dia et sa compagne, Kno, PauPau, Big G, Bichon et les autres qui se reconnaîtront, y sont pas foule.

Bon, ça c’est fait.

 

Part 2 : Marienia, Cambo les bains, une rééducation très Gonzo…

 

 

 

 

 

 

 

 

par Pete publié dans : viva-la-causa
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Samedi 28 octobre 2006

Petit préambule :

Ce post est long. Beaucoup plus que ce que j’ai l’habitude de faire. J’aurais pu le tronçonner mais j’ai craint qu’il ne perde de son impact à la lecture. Je vous le livre donc dans son intégrité. Vous comprendrez aussi pourquoi je n’ai pas posté depuis un bail. A vous de juger et bon courage…


J’étais bien dans l’eau. La mer me berçait. La tête en bas, le corps arrondi, comme un fœtus. J’voyais mon caleçon de bain. Mes bras, mes jambes. Le sable. Ballotté doucement au gré des vagues. J’sentais plus rien. Finies les putains de douleurs au dos et dans la nuque. Pas trop tôt, ça faisait des semaines que j’dégustais grave. Les bienfaits de la thalasso hé hé !! Enfin j’me comprends…Ouais, j’m’étais cogné la tête dans la piscine d’un de ces établissements luxueux et onéreux où t’es sensé faire du bien à ton corps. Résultat des courses, entorse cervicale. Pas de lésions sérieuses à priori d’après les radios. Bref deux semaines d’arrêt de travail et deux mois que j’en chiais des lames de rasoir à plus pouvoir dormir. Bourré d’anti-inflammatoires. Au moins maintenant ça allait. Plus mal. Rien de tel qu’une bonne baignade dans l’océan pour oublier tes douleurs.

J’adore le body surf. A Anglet question vagues t’es servi. Suffit d’aller aux Cavaliers, c’est l’nom d’une plage. Là, avec le trou de près de deux mètres qui borde la zone de baignade, les surfeurs se régalent. Et dans les limites surveillées les mordus se font plaisir en plongeant sous des rouleaux bien forts qui font pas loin de deux mètres, voire plus en cas de shore break. Un drôle de phénomène ce truc ; c’est quand le ressac vide le trou au bord de la plage et que la vague arrive dessus. Ca te fait monter le niveau de l’eau (principe d’Archimède), l’un plus l’autre tu obtiens une saloperie de lame de trois quatre mètres qui s’abat dans le trou laissé libre. Attention les yeux !! Si tu plonges dessous gare à l’effet machine à laver et si t’es dessus… l’océan s’emmerde pas ! Il claque sa vague dans le trou comme on écrase un cafard et tant pis si y du monde!! Le choc est d’une violence inouïe. Tu passes de quatre mètres à zéro comme un rien et t’as vingt tonnes de flotte qui te dégringolent sur la gueule. Tu vois ce que j’veux dire ?! Ben j’étais dessus. Je l’ai ridée pendant près de trente mètres, j’l’avais prise bien loin du bord et assez haute histoire d’être sûr d’arriver jusqu’à la plage. Le pied intégral. Sauf que … Shore break ! J’ai fait le cafard. Splacshhh !! Bien essayé de mettre le bras devant et enrouler la chute comme on fait au judo mais pas assez vite et crac drôle de bruit dans le cou à l’atterrissage. Un peu secoué mais pas mal, j’sentirai mes courbatures demain putain ! J’te dis pas la violence de la chute ! Mais bon ça va maintenant, j’me laisse bercer. Allez, va être temps de remonter à la surface et prendre un peu de repos après la grosse frayeur. J’vois bien le sable sous moi, mes jambes aussi, mais pas moyen de bouger. Bordel chuis comme qui dirait paralysé on dirait. Sûrement le crac dans la nuque, j’ai du m’niquer les cervicales. Bon pas paniquer et pas respirer ; y aura bien un péquin qui m’aura vu faire le gros plouf.

Le temps passe, pas trop puis une main me choppe le menton et la nuque et me remonte hors de l’eau délicatement.

« Ça va ?! » la question qui tue d’un maître nageur qui me sauve de la noyade. 

« Peux plus bouger, paralysé»

« Pas de panique monsieur, restez calme » qu’y me dit le MNS. Et j’vois mon grand fils qui me regarde avec de la peur dans les yeux. S’y mettent à trois pour m’sortir de la flotte. Minerve et tout le toutim, questions diverses et variées et moi qui réclame mon fiston. Quand il est là j’lui fais comme ça :

« C’est bon t’inquiètes pas chuis juste paralysé. »

Tout s’bouscule dans ma tête. J’pense à ma Douce. Va m’larguer c’est sûr. Mal barré l’grand Amour… J’pourrais pas lui en vouloir. Elle est tellement pleine de vie. J’ai les boules grave. C’était beau nous deux. J’croyais bien l’avoir trouvée. Tu sais l’autre moitié. La personne qui va te rendre heureux et te comprendre en même temps. Celle qui t’met des étoiles dans les yeux. Qui t’rend la vie plus belle. Que t’as envie de chérir. De prendre dans tes bras tout le temps. Que t’as pas envie de laisser…

Pas de bol. Comme si on t’passait un gâteau sous l’nez pis macache. Circulez y a rien à voir.  j’dis à mon grand :

« T’appelleras La Fille à La queue De Cheval quand on saura où on en est. J’vais finir à l’hosto, alors autant pas la faire flipper … »

J’ai d’l’eau plein les yeux et j’commence à m’excuser. Auprès de mon fils de lui pourrir ses vacances. Aux MNS pour le dérangement. Et dans ma tête, j’pense à ma Douce, ma P’tite Caille, Pardon de t’avoir fait croire que j’pourrais t’rendre heureuse.


Putain, j’foire tout quand même ! Y a pas à dire, chuis un surdoué pour foutre ma merde quand tout va bien. Comme si y fallait ça. Comme si sans drames j’étais plus tout à fait sûr d’être vivant…Plus sûr qu’on m’aime. Cette angoisse d’exister et de rater quelque chose, quelqu’un…de ne pas avoir bouffé cette putain de vie avec assez d’envie, de voracité. Ç’est bien beau tout ça, Carpe Diem et tout le toutim, mais à trop penser à ta gueule tu déclenches parfois des dommages collatéraux comme on dit maintenant. Tu fais du mal aux gens qui t’aiment et qui ont l’impression que tu les piétines. Tu te fous de l’avis qu’on te donne, t’en fais qu’à ta tête. Et tu fonces, tu fonces… Dans le mur. Et tu le sais, t’as déjà vécu ça. Tu fais toujours les mêmes conneries, et t’arrives encore et encore au même résultat. T’as foutu le souk dans la vie de la femme qui t’aime, dans celle de tes proches, de tes enfants, tes amis...

En bref t’es un fouteur de merde qui pense qu’à sa p’tite gueule.

Mais cette fois j’avais dit assez. D’abord parce que y a pas si longtemps que ça j’étais tombé sur plus balèze que moi dans l’foutage de dawah. Une femme qui m’a remis à ma place. Elle m’a laissé sur le carreau. Avec plus rien que ma bite, mon couteau et mes yeux pour pleurer. Elle était rentré dans ma vie avec finesse, m’avait manipulé, et comme il faut, pour arriver à ses fins. L’était têtue et finaude la vache. M’en suis tiré de justesse.

Mais surtout, y a eu le Pays Basque et l’Amour de nouveau.

Et la poisse Encore…

J’ai pensé à mes gosses. Mes deux gars qu’étaient venus m’voir y pas si longtemps. Le plus grand encore là avec moi sur cette putain de plage en train d’apprécier l’étendue du désastre. Ma fille que j’avais pas vue depuis des lustres.

MERDE !! J’vais finir dans un fauteuil roulant, comme un légume. Fini d’faire Spiderman,


Et ma famille?!

Mon vieux et ma frangine cadette ont clamsé trop vite, pas eu l’temps d’les connaître, enfin si, mais pas comme j’aurais voulu. Ça a fait un gros trou dans l’espace familial.

Ma mère ? Bah, elle allait s’en taper comme d’hab ! On choisit pas ses parents. Elle a jamais pu m’saquer la vieille. J’étais pas attendu comme qui dirait. Une putain d’erreur de calcul. Pendant des années elle m’a appelé Ogino. Ogino fait ta chambre, Ogino par ci et par là. J’croyais qu’c’était un p’tit nom gentil genre Pouillette ou Bouillette, comme pour mes soeurs mais pour les garçons tu vois ? Pis un jour, cours d’éducation sexuelle à l’école, trop content ! On allait voir des femmes à poil c’était sûr ! On parlait que d’ça à la récrée. Pas de bol on a eu la contraception… T’ímagine ma bouille quand la prof s’est mise à causer d’la méthode Ogino… Alors en rentrant at home j’y ai demandé à ma mère. « Pourquoi tu m’appelle comme ça c’est pas un surnom mignon c’est l’nom d’une façon d’pas avoir de mômes ! ». Elle m’a r’gardé avec un p’tit sourire en coin comme quand t’as fait une bonne blague. « J’ai pas bien su y faire avec les courbes de température et j’me suis retrouvée enceinte et bien obligée de te garder. J’voulais pas d’gosses, j’voulais profiter d’ma jeunesse, t’as tout fait foirer et tu m’pourris la vie alors faudra bien t’y faire. ». Véridique mon gars !!

C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à plus trop aimer ma mère.

Pis y avait ma p’tite sœur ! Encore en vie elle. Loin dans son bled en banlieue parisienne avec ses deux gosses, son mec et notre marâtre. Obligée de la supporter, elle a une jambe de bois ! Peut plus vivre toute seulabre la vioque, aigrie d’avoir perdu son mari parce qu’elle picolait trop et depuis trop longtemps. Elle s’était calmée trop tard et encore, pas pour s’occuper de nous un peu mieux, non ! Juste à cause de ma frelote qui lui avait mis le marché sur la table : t’arrêtes ou j’te fais interner et tu m’verras plus jamais. C’était sa préférée la petiote. Alors elle s’est calmée, sous la contrainte.

L’a perdu une guibole connement. Tombée sous un trente tonnes à l’arrêt. L’avait glissé du trottoir en allant faire des commissions au marcado. Le camion l’était pas vraiment arrêté, juste au feu rouge. Ça dure pas un feu rouge, ça vire au vert et le chauffeur a rien vu, l’a même pas entendu les hurlements d’ma mère quand il lui a roulé sur la guibole. T’imagine la bouillie. On la lui a coupé. Juste au dessus du genou. Alors maintenant c’est prothèse et fauteuil à roulettes. Depuis elle vit chez ma sœur et elle fait chier son monde. Elle gueule sur les petiots d’la frangine pour un oui pour un non. Elle conchie son gendre. « Tu comprends il est arabe et il fait rien qu’à profiter de ma fille ». Elle est tout le temps assise devant la télé avec un casque sans fil sur la tronche, elle est sourde comme un pot. Elle parle plus ou alors pour se plaindre. Moi quand j’vais les voir j’taxe du blé à ma vieille. Elle se fait prier, elle râle mais elle me l’file juste histoire de s’dédouaner, ça lui donne bonne conscience. Hé, hé !!

Mais la p’tite soeur c’est quelque chose !! Elle en a bien chié elle aussi. Longtemps on n’a pas fêté son anniversaire. Faut dire que quand tu vas au crématorium voir flamber ta frangine pis que tu disperses ses cendres sous un joli chêne ce jour là, t’as plus trop envie d’y penser à ton anniversaire. Tu l’oublies un bon moment même… si tu vois ce que j’veux dire.

Son mec elle le connaît depuis l’age de treize piges. Ça en fait vingt cinq qu’y sont ensemble. C’est de l’amour, du vrai, du mouvementé. Elle s’est cassée cent fois, avec sa p’tite valoche, cent fois elle est revenue. Elle l’a foutu dehors par la porte il est reparu par la f’nètre. Y s’engueulent pour mieux se réconcilier, y sont mignons tout plein même si lui l’a un peu déconné mais ça s’est pas vos oignons et les miens non plus.

Je l’adore ma frangine. J’lui ai pt’être jamais dit, j’aurais dû…

Je t’aime, t’es ma sœur, mon sang, tu m’as toujours aidé et aimé. Même quand j’étais « une loque », tu t’rappelles ? C’est pas pasqu’on s’voit pas ou qu’on s’cause qu’une fois tout les trente six du mois au bigophone que j’taime pas. Tu crois que tu m’a pas soutenu quand j’était dans la mouise avec l’australienne mais tu te gourres ! Et si j’oublie les anniv’ de tes gamins ou de ton mec c’est qu’à part le tien et le mien, j’les oublie tous. Si y a pas d’cadeaux pour les momes c’est que chuis toujours fauché mais eux aussi j’les aime !! Y m’reste plus que toi de la famille « Bau Bau » comme disait papa. J’connais tes souffrances, j’ai eu les mêmes. J’ai pas réagis comme toi c’est tout. Tu gardes des souvenirs, moi j’fais des gros traits et j’oublie. T’as des photos pas moi. J’vais pas sur les tombes, ceux que j’aime sont là, dans mon cœur, à coté de toi, de mes gosses et d’ma douce, après y a les amis et tant pis pour les autres si j’ai pas le coeur assez gros pour pardonner aux ceusses qui m’ont fait du mal !

Si j’m’en sors j’lui dirais tout ça et plus encore mais pour l’instant chuis sur une planche et y a trois MNS qui m’amènent au poste de secours des Cavaliers…

J’ai des fourmis dans les pieds c’es tout ce que je sens. Alors j’essaie de bouger mes orteils comme un taré.

« Y bougent mes doigts de pieds ? »

« Oui ils remuent bien même. Mais arrêtez s’il vous plait vous me chatouillez les couilles » me dit le type qui tient la planche tout seul au bout de mes jambes. Ça fait marrer tout le monde même le fiston qu tant bien que mal suis le mouvement avec le masque à oxygène qu’il me plaque sur le nez.

Après y a le camion de pompier et les urgences.

« Tétraplégie à la suite d’une chute » que j’entends.

Scanner. Pas de fracture aux cervicales. Youpi ! Entre temps je recommence à pouvoir remuer les bras et les jambes mais j’ai comme des décharges électriques qui zigzaguent partout dans mon corps et le transforment en instrument de torture.

« J’ai mal partout, j’peux boire ? J’ai envie de fumer s’il vous plait… ».

« Pas question, on attend le neurochirurgien de garde pour avoir son diagnostic. ».

Et il arrive le type. Pas bavard. Regarde le compte rendu et dit « IRM »

Alors on y va et pendant ce temps là les décharges dans mon corps deviennent des éclairs qui parcourent mes bras et ma colonne vertébrale. Le plus petit courant d’air qui frôle mes bras m’arrache des hurlements.

Puis le type regarde l’IRM et s’approche.

« Je vais devoir vous opérer. La moelle a été fortement comprimée, deux disques cervicaux sont éclatés. En plus vous avez des becs de perroquet osseux à l’intérieur des vertèbres. Je vais devoir fraiser pour donner de l’espace à la moelle, retirer les éclats de disques remettre vos vertèbres en ligne et les fixer avec une jolie plaque en titane. ».

« Je peux réfléchir un peu, avoir un autre avis, est-ce que je vais retrouver l’usage complet de mes membres ? ».

« On a peu de temps, votre état peu se dégrader d’un moment à l’autre mais si l’opération réussi vous redeviendrez comme avant, enfin presque… ».

« J’ai combien de chances ? ».

« Une sur deux. ».

Je regarde ma douce et mon fils qui sont en plein flip, contents de me voir remuer à nouveau mais inquiets car la moelle est touchée.

« Oki doc, allez y, on opère quand ? ».

« Le plus vite possible, on stabilise votre état et demain matin j’interviens. ».

« Et pour les douleurs ? ».

« L’interne va faire ce qu’il faut. A demain.».

Et il se barre.

« J’ai mal merde faites quelque chose !! ».

« On va vous donner de la morphine. Tant que vous aurez mal demandez, pas de problème. »

Ils m’ont fait dix huit shoots en six heures. J’étais complètement foncedé. Mais les douleurs en avaient rien à foutre.

« T’as jamais eu autant de came sans payer !! » me dit mon fils pour détendre l’atmosphère.

Puis on me monte dans un lit en neurochirurgie. Là les infirmières adorables se sont mises en quatre pour me faire plaisir.

« J’ai très mal madame on ne peut donc rien faire, je suis plein de morphine et c’est presque pire ! ».

« Les idiots, ils ne savent donc pas aux urgences que la morphine n’agit pas sur les paresthésies ? On va vous donner ce qu’il faut !».

« C’est quoi les paresthésies ? ».

« Des signaux anarchiques envoyés par votre moelle épinière. On va calmer tout ça, rassurez vous. ».

Elles l’ont fait.

« Faudra que l’anarchie mène ma putain de vie jusqu’au bout !! » j’ai dit pour moi mais à voix haute. Les infirmières m’ont regardé d’un drôle d’air sans comprendre et m’ont foutu au plumard.

« Enfin j’me comprends !! » j’ai fait avant de dégager dans le coaltar.


Le docteur Delpy m’a opéré le lendemain. Quand je me suis réveillé de l’anesthésie j’ai vu mon fils et mon Amour qui me regardaient avec de l’eau dans les yeux et un gros sourire.

« Ça a marché ?! J’peux bouger ?! ». J’étais tout engourdi.

« Oui, ça a marché. Le docteur a dit que tu n’aurais pas de grosses séquelles. ».

Alors je me suis levé. Tout doucement. J’avais les mains pleines de fourmis, le ventre tout contracté, comme si j’avais une ceinture Gibaud trop serrée sous la peau, mais pas trop de douleurs.

Et j’ai dansé une petite gigue. Comme Bruce Willis à la fin du film «Le Dernier Samaritain ». Véridique.

Merci à tous ceux qui ont contribué à ma guérison. Tous ensemble ou l’un après l’autre. Je marche pour vous !! 


PS : Y a pas Wesley Snipes dans « Le Dernier Samaritain » ! Ok Djoules ?!

par Pete publié dans : viva-la-causa
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Lundi 10 juillet 2006

Putain j'ai trop les boules!! J'avais pas zieuté mon blob depuis lulure et là, quoi??! DE LA PUB???!!! Bordel!!  J'viens d'apprendre (merci Boris) qu'Over Blob cède 20 pour cent de son capital à TF1, en plus y m'colle des pages de pub pire qu'après le JT de vingt heures... C'est pas des façons, va falloir agir et vite! Messieurs les publicitaires je ne vous salue pas et à bon entendeur....Z'avez d'la chance que j'ai pas l'temps, ben oui, ça coute bonbon les abonnements au ciber féca. Mais j'vais m'lacher dans pas longtemps et ça va chauffer! Allez à plus et VIVA LA CAUSA!! 

par Pete publié dans : viva-la-causa
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Samedi 25 février 2006

Bon ! Ça va, hein ! Je sais, rien depuis un mois…Ben ouais, pas le temps mais surtout plus d’ordi. J’ai déménagé. J’ai ma cabane à moi tout seul ! Plus de coloc. Mais plus de bécane. Ben ouais, c’était la sienne. J’comprends pas, il a pas voulu que j’la prenne avec moi. Bref, comme en plus y a plus un radis dans mes fouilles because le loyer et frais divers annexes que les nouveaux locataires démunis de tout connaissent bien n’est ce pas… Genre remplir le frigo, acheter une serpillière, trouver une antenne pour la télé, faire beau dans la maison… Reste plus rien pour aller au ciber café histoire d’écrire quelques sornettes sur mon blob et voir les potins du coin. Apparemment ça bouge pas mal chez les potes. Dia fait un super coup ! Bravo Mon Gars j’reviendrais là dessus le mois prochain. Thomthom se lâche aussi et je découvre une autre facette de cet énergumène ! C’est bon de voir ça. J’me dis qu’y a du monde derrière, que ça va pas s’arrêter après moi. Que l’esprit critique est encore bien vivant et fait toujours autant chier les cons. A propos Thom, c’est quoi un national libertaire ? Ça m’travaille ce truc. Y a une antinomie entre les deux termes non ? Comme un dichotomie littérale si je ne m’abuse ? Alors c’est quoi ce couillon qui délire sous ce titre prétentieux ? L’a jamais entendu parlé de la poutre qu’il a dans l’œil le garçon !!Une poutre? Un Séquoia ouais ! Font chier tous ces extrémistes de merde avec leurs vomi plein la bouche, toujours prêts à gerber sur l’autre, tu sais, l’envahisseur ! J’vais aller lui parler du temps qu’y fait à celui là ! Pas que ça serve à grand-chose note bien. Y sont réfractaires ces types là. Mais juste histoire de savoir s’il a quelque chose dans le ventre à part de la fiente de poulet contaminé. Bast !  J’en remettrais une couche sur vos blobs respectifs Mes Gars !! Pis y a toute cette actualité là ! Ça m’démange grave des fois mais obligé de fermer ma gueule. Pas de medium. Plus de transmission pour une durée indéterminée. Tiens au fait, si parmi vous se trouve quelqu’un de bien nanti question ordinateurs, genre très puissant à petit budget !! Hu hu ! Naan, j’déconne. Si y a une bécane à vendre même à pédale chuis preneur. C’est trop une souffrance de pas aller sur le net écrire mes conneries. Chuis en manque grave ! Sevrage sec. Pas de produit de substitution. Quand j’me pieute, j’me prends la tête pendant des heures sur les textes que j’pourrais écrire… J’me r’trouve à six plombes du mat,  la tronche ensuquée, en train d’mater mon réveil comme s’il allait apporter la réponse finale à toutes mes angoisses !! Après, forcement j’me bats avec la couette pour trouver le sommeil. J’te dis pas les ambiances avariées des petits matins délétères…Mais c’est pas tout faut dire… J’me traîne un putain de syndrome post traumatique en ce moment j’te dis que ça. J’comprends rien à ce qui m’arrive. J’me sens Genre j’ai fait le Vietnam, j’en suis revenu vivant, qu’est ce qui va me tomber sur la gueule, c’est trop beau pour être vrai ! Du coup y a quelqu’un qui trinque. Ça m’ pourris la vie, j’deviens asocial. Au boulot, en société, ça va encore, j’garde la Face. En privé c’est une autre histoire ma gueule. Pis j’dis rien quand y faut et tout de travers. Ça me fout en rogne. Mais j’vais pas m’étendre, on n’est pas chez le psy… Ou alors plus tard, dans un autre post. A ma façon…Allez, ça m’a fait bien du plaisir ! A une très prochaine j’espère. En tout cas, je vous le dis et répétez le, VIVA LA CAUSA !

 


par Pete publié dans : viva-la-causa
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Jeudi 2 février 2006
par Pete publié dans : viva-la-causa
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Jeudi 2 février 2006
par Pete publié dans : viva-la-causa
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Jeudi 2 février 2006
par Pete publié dans : viva-la-causa
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Bouquins








 

Quelques auteurs qui savent me faire rêver.
Paco Ignacio Taïbo 2, toute son oeuvre est pur plaisir. "Cosa facil", "Même ville sous la pluie"... Les joies et déboires d'Hector Belascoaran Shayne, privé mexicain. Humour, cynisme, mélancolie, descriptions inégalées du grand DF. Le charme d'une ville corrompue!


Une autre grande pointure de la littérature, nord américaine cette fois.
James Lee Burke.
Surnommé à juste titre "le Faulkner du roman criminel". Description d'un monde en déliquescence au coeur d'une Louisiane minée par la corruption (encore et toujours). La saga de son héros, Dave Robicheaux,  vous transportera dans une région merveilleuse aux senteurs de bougainvilliers. Mais ici s'arrête le bucolisme vite rattrapé par la réalité d'une vie faite de hantises et d'espoirs déçus...


Encore du désespoir, de l'alcool, des faiblesses humaines...
James Crumley.
Je le laisse vous faire l'article:
«J’ai ceci de commun avec mes détectives : je m’y prends aussi mal qu’eux, je suis aussi aveugle, je tombe sur des trucs par hasard ou maladresse, et quand je découvre quelque chose, c’est généralement ce que je préférerais ne pas savoir ; dans ces moments-là, mes détectives se noient dans des rivières de whisky ou s’automutilent d’une manière ou d’une autre.» © LIRE.  Extrait d'une interview pioché au hasard de de mes navigations sur l'excellent site www.lire.fr.
Les serpents de la frontière, La contrée finale, Le dernier baiser, La danse de l'ours, autant de raisons de lire ce type!!


Avec un peu de retard... Donc je vais juste reprendre les mots de La Puce...
"un écrivain de polar comme on les aime, avec un sens de la formule aussi délicieux que le premier béhenne qu'on trempe dans du lait froid après des mois d'oubli : Andrea.G Pinketts. Je viens de déguster "la madonne assassine", ça m'a donné les crocs, je sens que je vais prendre du rab ..."
Une adresse parmi d'autres...toujours dans les liens.




Il pleut en amour----Richard Brautigan un régal, à lire et relire encore. Toujours!

       

http://empirezine.com/spotlight/brautigan/brau-bio.htm  Site dédié en Anglais.

http://jimharrison.free.fr/RichardBrautigan.htm   Site dédié en Français.


Pour un Tour chez les Diggers et la contre culture américaine vue de l'intérieur...
Ringolevio,
d'Emmett Grogan.

        

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