







Dans la confusion ambiante concernant le Projet de loi sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information (DADVSI), il serait bon que certains apprennent à organiser leurs pensées et réflexions afin de rendre le débat plus clair. Plus particulièrement Mr Loïc Le Meur, Phare aveuglant de la blogosphère s’il en est. Celui-ci, se faisant le chantre des blogueurs et internautes réunis balance en vrac ce qu’il a glané sur le web. Cette démarche démagogue semble, in fine, participer plus de la promotion de ses podcasts, et par là même d’Apple, que de la véritable information. De grâce Mr Le Meur, cessez de faire rimer information et procrastination. Organisez vos infos. Ne remettez pas à demain. Ne laissez pas aux autres le soin de faire pour vous. Trop facile ensuite de récupérer et amalgamer les conclusions tirées par ceux-la mêmes que vous dites informer. Je vous renvoie à la lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les députés écrite par l’excellent Serge Rivron sur le webzine sans barbelés E-TORPEDO. Vous trouverez d’autres liens tout aussi intéressants sur le site de Mr DIA. Voilà quelqu’un qui sait gérer l’info comme il se doit et prend le mesure de ses propos. La concision ne vous nuirait pas Mr Le Meur. Bien au contraire. Prenez cela comme une attaque personnelle s’il vous plait. Lorsqu’on joue au Grand Homme il est de notoriété qu’il faille un jour trouver sur sa route la contradiction des petits et des humbles que l’on dit représenter et qui voudraient bien comprendre de quoi on leurs parle enfin. C’est agaçant d’être enrôlé d’office sous votre bannière du seul fait d’avoir un blog et se balader sur la toile… Je ne représente que moi-même, ne parle qu’en mon nom. Je doute de votre sincérité. Vos valeurs ne sont sans doutes pas les miennes. Vous maniez le manichéisme avec un tel entrain ! C’en est souvent effrayant surtout lorsqu’on voit le nombre des commentaires élogieux sur votre si joli blog… A bon entendeur, en vous remerciant !! VLC.





LA VIE S'ÉCOULE, LA VIE S'ENFUIT
La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies
Le travail tue, le travail paie
Le temps s'achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu
Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence
Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête
Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats
Paroles de Raoul Vaneigem,
musique de Francis Lemonnier
CHANT DU DRAPEAU NOIR
Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi cette teinte sinistre?
L'anarchie est faite d'espoir
Et la mort n'est pas son ministre.
Nous portons le deuil des méchants
Des ambitieux et des cupides,
Des capitalistes avides
Qui font couler du sang
pour leurs penchants.
Nous annonçons l'approche
du Grand Soir
Où les tyrans iront au pourrissoir.
Le capital engendre tous les crimes
Et nous portons le deuil de
ses victimes.
Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi la couleur fatidique?
Nous portons le deuil du pouvoir,
De l'État, de la Politique.
Nous voulons notre liberté
Et proclamons : Quoi qu'on dise,
Chacun pourra vivre à sa guise
Quand sera mise à mort l'autorité.
Nous annonçons la fin des potentats
Filous, voleurs, menteurs et apostats.
La liberté rend égaux tous les êtres
Et nous portons le deuil
de tous les maîtres.
Pourquoi ce drapeau teint en noir,
Couleur d'une grande tristesse?
Les hommes, enfin, vont avoir
Leur commune part de richesse.
Nous portons le deuil des voleurs
Qui tous les jours font des bombances
Pendant que, dès leur prime enfance,
Péniblement triment les travailleurs.
Nous annonçons humaine société
Où tous auront bien-être et liberté.
Du patronat les formes sont maudites
Et nous portons le deuil des parasites.
Pourquoi ce drapeau teint en noir
Ainsi que le corbeau vorace?
Les humains viennent d'entrevoir
Qu'ils sont tous d'une même race.
Nous portons le deuil des soudards
Vivant de rapine et de guerre.
Les peuples veulent être frères
Et des nations brûlent les étendards.
Nous annonçons l'ère de vérité,
Ère d'amour et de fraternité!
Des généraux l'existence est flétrie
Et nous portons le deuil de leur patrie.
Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Est-ce une religion suprême ?
L'homme libre ne doit avoir pour
penser nul besoin d'emblème!
L'anarchiste n'accorde pas
A ce drapeau valeur d'idole,
Tout au plus n'est-ce qu'un symbole,
Mais en lui-même il porte son trépas
Car annonçant la fin des oripeaux
Il périra comme tous les drapeaux.
En Anarchie où régnera la Science,
Pour tout drapeau, l'homme
aura sa conscience !
Chanson de Louis Loréal (1922)

LE PERE LA PURGE
Je suis le vieux Père Lapurge
Pharmacien de l'Humanité
Contre sa bile je m'insurge
Avec ma fille Égalité
J'ai ce qu'il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de l'Univers
Son mal vient des capitalistes
Plus ou moins gras à la ronger
En avant, les gars anarchistes
Fils de Marat, faut la purger !
J'ai du pétrole et de l'essence
Pour badigeonner les châteaux
Des torches pour la circonstance
A mettre en guise de flambeaux
J'ai du picrate de potasse
Du soufre, du chlore en tonneaux
Pour assainir partout où passent
Les empoisonneurs de cerveaux
J'ai des pavés et de la poudre
De la dynamite à foison
Qui rivalisent avec la foudre
Pour débarbouiller l'horizon
Le gaz est aussi de la fête
si l'on résiste à mes joyaux
au beau milieu de la tempête
je fais éclater ses boyaux
J'ai poudre verte et mélinite
De fameux produits, mes enfants
Pour nous débarrasser plus vite
De ces mangeurs de pauvres gens
J'ai pour les gavés de la table
La bombe glacée à servir
Du haut d'un ballon dirigeable
Par les toits pour les rafraîchir
Voleuse et traîtres, bourgeoisie
Prêtres et bandits couronnés
Il faut que d'Europe et l'Asie
Vous soyez tous assaisonnés
J'ai ce qu'il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les éclairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de l'Univers
Paroles et musique de Constant MARIE.







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